Les trois mélodies lourdes pour soprano et piano
dédiée à Sylvia Cazeneuve et Caroline Oliveros

 

Les poèmes condamnés sont une très belle découverte littéraire. C’est Sylvia Cazeneuve qui me les a fait découvrir. Elle m’a proposé ce projet; celui de composer un cycle de mélodies sur ces poèmes. J’ai choisi trois des poèmes pour composer ce cycle que je voulais d’une vingtaine de minutes : Le léthé, A celle qui est trop gaie, Les bijoux.

Baudelaire parle d’amour bien-sûr dans ses poèmes condamnés, mais un amour charnel, un amour érotique, un amour interdit. A son époque, ses poèmes ont dû choqués, effectivement. Ils prennent un autre sens à notre époque… certains tabous étant tombés depuis, et surtout de nombreux auteurs ont écrit des textes plus crus et dérangeants. Mais les poèmes de Baudelaire gardent l’érotisme et surtout l’imaginaire. C’est ce qui fait leur force en un sens.

Nous vivons des moeurs peut-être plus libérés mais prennont garde que des poèmes tels que ceux-là ne soient pas à nouveau censurés dans quelques années!

Les poèmes condamnés sont toujours troublant de vérité sur l’homme, le plaisir du corps, le désir de jouissance, la puissance de l’acte sexuel. Ce sont des poèmes magnifiques que j’ai eu un bonheur à mettre en musique. Les mots puissance, jouissance, volupté, érotisme, sensualité ont guidé mon écriture dans cette nouvelle partition…

instrumentation

1 soprano
1 piano

détails

durée 23′

création 5 août 2017, Festival Les Rencontres Lyriques de Luchon, Sylvia Cazeneuve soprano, Caroline Oliveros piano

commande Les Rencontres Lyriques de Luchon