Avide, Aride, Acide

Dédié à Pierre-Anaël Hébert

 

C’est la toute première pièce que j’ai écrite. Le point de départ de l’écriture de cette pièce est un jeu de mots. Je voulais changer une lettre du mot Avide et trouver deux autres mots de caractère différents. Cela m’a donné Aride et Acide.

J’avais trois mots, trois caractères qui allaient me donner trois mouvements différents. La musique était pour moi, à ce moment-là, très visuelle.

Avide, j’avais l’image d’une petite molécule qui circule dans le corps humain. C’est un mouvement incessant de quintolet, qui, en fonction de sa trajectoire et des perturbations rencontrées, prend des changements musicaux brusques.

Aride, c’est le désert. Désert de notes (six notes en totalité utilisé en groupe de quatre). C’est un travail sur le timbre et l’expressivité de l’instrument.

Acide, c’est l’amertume du goût. Le registre suraiguë de la clarinette qui peut déranger l’oreille.

instrumentation

1 clarinette en Sib

détails

durée 13′

création mai 2003, Pierre-Anaël Hébert, Conservatoire de Musique de Marseille

Edition J.M. Fuzeau Edition

audio

Avide

Aride

Acide

 

Pierre-Anaël Hébert, clarinette

 

représentation

dernier concert 24 juillet 2016, Pierre-Anaël Hébert, Festival de Chaillol